Publiée le par Keren MANGAOANG
âOn ne peut pas le nier, on Ă©tait plus quâimpatients de dĂ©couvrir lâAndorre. Ă peine arrivĂ©s, on a senti lâappel des sommets⊠et on nâa pas rĂ©sistĂ©. PlutĂŽt que de filer directement vers le confort de lâHĂŽtel Coma, on a fait le choix de la sueur : direction Els Pessons !
âQuitte Ă ĂȘtre lĂ , autant commencer fort, non ? On sâest lancĂ©s Ă lâassaut des sentiers pour une randonnĂ©e magnifique Ă la dĂ©couverte des 4 lacs. On a littĂ©ralement "attaquĂ©" la montagne, le souffle court mais les yeux grands ouverts face au paysage. Autant dire que nos valises ont dĂ» se demander ce quâon leur faisait subir en restant sagement dans la voiture pendant quâon grimpait comme des cabris !
âArrivĂ©s Ă lâHĂŽtel Coma, on a Ă©tĂ© accueillis comme des rois. Le personnel, adorable, avait tout prĂ©vu pour nous : les chambres prĂȘtes pour nos carcasses fatiguĂ©es et, surtout, nos tables dĂ©jĂ dressĂ©es pour le dĂźner. Ils avaient compris le message : on est arrivĂ©s affamĂ©s, prĂȘts Ă dĂ©vorer la carte aprĂšs cette mise en jambes musclĂ©e.
âQuel dĂ©but de vacances ! Si on commence Ă ce rythme-lĂ , je ne sais pas dans quel Ă©tat on va finir la semaine, mais une chose est sĂ»re : on est dĂ©jĂ conquis.
âPlace au repos bien mĂ©ritĂ©, demain, on remet ça !
âEt maintenant, le plus dur : on part sur quelle aventure pour demain, une autre rando intense ou on se laisse tenter par un peu plus de farniente ?
J2 : La montée vers la gloire (et les courbatures)
âOn s'Ă©tait dit que la rando de la veille n'Ă©tait qu'un simple Ă©chauffement. Erreur stratĂ©gique ! AprĂšs avoir dĂ©valisĂ© le buffet du petit-dĂ©jeuner (on ne part jamais au combat le ventre vide), direction le Parc Naturel de Sorteny pour atteindre le lac.
âLa montĂ©e ? Une vraie partie de plaisir⊠si on aime avoir les poumons qui brĂ»lent et chercher son souffle quelque part au fond de son sac Ă dos ! Mais bon, comme dâhabitude en montagne, la vue qui nous attendait en haut valait bien quelques litres de sueur.
âEt lĂ , moment de vĂ©ritĂ© : le col de lâEstanyo. Tout le monde nâavait pas forcĂ©ment envie de dĂ©fier la gravitĂ©, mais 5 courageux (ou inconscients, c'est selon) se sont lancĂ©s sur un sentier tellement Ă©troit et inclinĂ© quâun seul faux pas nous renvoyait directement Ă la case dĂ©part, en roulĂ©-boulĂ©. Disons que la concentration Ă©tait Ă son comble !
âAu final, une journĂ©e entiĂšre en pleine nature, oĂč chacun a avancĂ© Ă son propre rythme. On a fait ça en mode famille : personne nâa Ă©tĂ© laissĂ© derriĂšre. On est peut-ĂȘtre arrivĂ©s en haut en lambeaux, mais quel sentiment d'accomplissement !
Ordino J3 : La vallée de Madriu ou "Comment perdre ses orteils pour la science"
âOn est venus Ă Ordino pour la randonnĂ©e. On pensait "grand air", "fleurs sauvages" et "petit pique-nique bucolique". On sâest retrouvĂ©s dans la VallĂ©e de Madriu.
âRĂ©sumĂ© de la journĂ©e : 16 kilomĂštres aller-retour sur un terrain si rocailleux qu'il a officiellement dĂ©clarĂ© la guerre Ă nos articulations.
âLe bilan de santĂ© (spoiler : c'est pas joli)
âDisons que si les montagnes avaient des avocats, elles nous auraient dĂ©jĂ poursuivis pour mauvais traitements sur semelles de chaussures.
âNos orteils : Ils ont failli organiser leurs propres funĂ©railles. Ils ont vu dĂ©filer leur vie devant eux Ă chaque caillou un peu trop pointu.
âNotre motivation : AprĂšs quelques heures, certains membres de l'Ă©quipe ont sĂ©rieusement envisagĂ© de demander l'asile politique dans le refuge du coin, prĂ©fĂ©rant y vivre en ermites plutĂŽt que d'affronter la descente.
âLe sentier : Un truc sans fin. Un chemin qui se dit "tiens, je vais faire croire Ă ces touristes qu'ils arrivent, puis je vais ajouter 4 kilomĂštres de rochers juste pour le plaisir."
âLe verdict
âEst-ce qu'on a vu des coins magnifiques ? Oui. Est-ce que câĂ©tait une expĂ©rience inoubliable ? Absolument. Est-ce qu'on est physiquement prĂȘts pour ce genre de terrain ? Absolument pas.
âOn a vite compris que le dicton "l'effort apporte une rĂ©compense" est trĂšs joli sur Instagram, mais beaucoup moins quand vous avez l'impression que vos genoux sont en train de jouer des castagnettes Ă chaque pas.
âAu final, on se souviendra probablement plus de la bataille Ă©pique contre les rochers que de la vue panoramique. Si vous nous cherchez, on est en train de nĂ©gocier avec nos pieds pour qu'ils acceptent de nous porter jusqu'au prochain restaurant.
âMoralitĂ© : On a survĂ©cu. Mais la prochaine fois, on cherchera un chemin avec... je ne sais pas, peut-ĂȘtre de l'herbe ?
Ordino Jour 4 : Les 7 survivants et le miracle de l'herbe
AprĂšs la randonnĂ©e infernale d'hier qui nous a tous laissĂ©s sur les rotules, seuls 7 courageux survivants ont trouvĂ© la force de repartir aujourd'hui pour chercher des sentiers plus clĂ©ments. Et devinez quoi ? On a trouvĂ© de l'HERBE ! Oui, un vrai chemin tout vert, allĂ©luia đ.
Ces 8,4 km aux Estanys de Ransol Ă©taient un rĂ©gal absolu pour les yeux, mais l'aventure ne s'est pas arrĂȘtĂ©e aux jolis paysages :
⹠La corrida manquée : Au détour d'un chemin, on est tombés nez à nez avec un véritable gang de vaches. On a cru un instant qu'on allait devoir troquer nos chaussures de marche contre une cape de torero. Mais aprÚs nous avoir jaugés, elles ont visiblement conclu qu'on était beaucoup trop faibles pour mériter un coup de corne. Grosse baisse d'ego, mais grand soulagement pour notre survie.
⹠L'épreuve de Koh-Lanta : Par moments, le sentier s'est transformé en épreuve de tir à la corde. Il fallait se hisser à la force des bras à l'aide de chaßnes fixées à la roche. C'était l'heure du grand dilemme philosophique du jour : devait-on faire confiance à nos bùtons de rando ou risquer nos vies à mains nues ?
⹠Le lac des culs nus : En arrivant aux lacs, petite surprise ! Des baigneurs barbotaient... dans le plus simple appareil. Ils plongeaient joyeusement tout nus, ignorant avec une sérénité déconcertante notre groupe de randonneurs habillés et en sueur qui passait par là .
⹠La boucle parfaite : Le parcours en boucle nous a offert un défilé ininterrompu de vues spectaculaires du premier au dernier kilomÚtre.
Le bilan de la journée
C'est officiellement la meilleure randonnĂ©e que nous ayons jamais faite ! On a tellement pris notre dose de nature qu'on a mĂȘme oubliĂ© comment on a rĂ©ussi Ă hisser nos corps jusqu'Ă 2 500 mĂštres d'altitude sans s'effondrer. Nos muscles criaient pitiĂ©, mais nos yeux Ă©taient beaucoup trop Ă©blouis par la beautĂ© du paysage (et peut-ĂȘtre un peu distraits par les nudistes) pour s'en rendre compte. đïžđ
Dernier jour à Ordino : Adrénaline, courbatures et Mirador en apothéose !
âLe blues de la fin des vacances nous guette (snif !), mais quelle maniĂšre de tirer notre rĂ©vĂ©rence ! Nous avons bouclĂ© notre sĂ©jour Ă ArcalĂs, terre dâaccueil du fameux Mirador solaire, avec une ultime randonnĂ©e qui restera gravĂ©e dans nos mĂ©moires⊠et surtout dans nos pauvres mollets.
âAujourdâhui, notre joyeuse troupe de 11 aventuriers a suivi notre cher Pascal. Entre les lacs cristallins et ses anecdotes croustillantes sur lâhistoire de la station, il nous a fait dĂ©couvrir la montagne sous toutes ses coutures, au point de nous faire oublier que nous Ă©tions venus pour une « simple » balade.
âAu programme : 13 km annoncĂ©s avec 700 m de dĂ©nivelĂ©. « Une balade », disait-il. RĂ©sultat ? 800 mĂštres de dĂ©nivelĂ© positif, des jambes en compote et un souffle qui a pris une retraite anticipĂ©e dĂšs la moitiĂ© du parcours ! On a grimpĂ© comme des chĂšvres de montagne, mais notre mental dâacier a fini par lâemporter sur nos jambes en gelĂ©e.
âLa rĂ©compense a largement compensĂ© les litres de sueur versĂ©s : un pique-nique au bord de l'eau, avec une vue Ă couper le souffle. Chaque virage nous rĂ©vĂ©lait un nouveau lac, toujours plus beau que le prĂ©cĂ©dent. On aurait presque Ă©tĂ© tentĂ©s d'y planter la tente pour de bon !
âLe bouquet final : une fois au sommet, quatre dâentre nous ont jouĂ© les stars en sprintant vers le tĂ©lĂ©phĂ©rique pour atteindre le Mirador solaire juste avant la fermeture. Un timing digne dâun film dâaction, Ă deux doigts de lâoscar !
âOn rentre avec des souvenirs plein la tĂȘte et des courbatures qui nous rappelleront cette Ă©popĂ©e Ă vie. Cinq jours dâefforts, de fous rires et de paysages grandioses. Un immense bravo Ă tout le groupe, et une mention spĂ©ciale Ă notre doyen de 80 ans : une source dâinspiration inĂ©puisable et un maĂźtre incontestĂ© de la rĂ©partie !
âQuant Ă votre « benjamine » qui fĂȘtait ses 50 ans aujourdâhui (et qui prĂ©fĂ©rerait sans doute glisser ce dĂ©tail sous le tapisâŠ), nâoublie pas : on ne peut pas arrĂȘter le temps, alors autant le savourer, mĂȘme avec un genou qui grince un peu !
âBravo Ă tous, on a assurĂ© comme des chefs. Vivement la prochaine aventure !
âUn immense merci Ă Pierre pour lâorganisation aux petits oignons : nous sommes comblĂ©s. LâhĂŽtel Ă©tait impeccable et les randonnĂ©es inoubliables. Merci Ă nos chauffeurs pour la conduite exemplaire sur les routes sinueuses dâOrdino, et surtout, merci Ă vous tous pour cette ambiance chaleureuse et dĂ©jantĂ©e.
âĂ trĂšs vite pour de nouvelles courbatures !
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